120 cases de dureté de l’eau — 150 ppm valent 8,4 °dH et 8,76 gpg
Chacun des 120 échelons de 5 à 1000 ppm, écrit dans six unités. Chaque pays emploie la sienne, si bien que la même eau paraît dix fois différente ; les rapports sont pourtant fixés : ils découlent de la définition de chaque unité, aucune table à retenir.
- ppm (mg/L CaCO₃)
- ppm
- degré allemand
- °dH
- degré français
- °fH
- degré anglais (Clark)
- °e
- grains par gallon US
- gpg
- millimoles par litre
- mmol/L
Le ppm compte la dureté comme si tout était du calcaire
La dureté vient surtout des ions calcium et magnésium, et noter les deux séparément empêche de comparer deux eaux. L’usage est donc de tout exprimer en carbonate de calcium, CaCO₃, en un seul nombre : c’est le ppm, et comme il signifie un milligramme dans un litre d’eau, il coïncide avec le mg/L. Les six unités ne sont que ce nombre écrit autrement, et c’est pourquoi chacune se convertit en n’importe quelle autre.
Les facteurs de conversion découlent des définitions
Le degré allemand est défini comme un degré pour 10 mg/L d’oxyde de calcium, CaO. Comme la substance de référence est le CaO et non le CaCO₃, le rapport des masses molaires 100,09 ÷ 56,08 entre en jeu, et c’est pourquoi un °dH vaut 17,85 ppm. Le degré français est défini comme 10 mg/L de CaCO₃ — la même substance que la base — son facteur est donc exactement 10. Les deux se lisent «un degré pour 10 mg/L», et l’écart de 1,78 fois entre eux ne vient que de cette substance. Le degré anglais est un grain de CaCO₃ dans un gallon impérial (14,25 ppm), le gpg américain le même grain dans un gallon US (17,12 ppm), et le mmol/L est simplement la masse molaire, 100,09. Ce tableau construit chaque facteur à partir de ces définitions au lieu de le recopier.
La frontière entre eau douce et eau dure dépend de la norme
Les conversions sont fixées ; les classes sont un choix. Ce tableau place ses limites aux 60, 120 et 180 ppm souvent cités — c’est donc notre approximation. La loi allemande sur les détergents, la WRMG, place les siennes à 1,5 et 2,5 mmol/L, soit 150,1 et 250,2 ppm (8,4 et 14 °dH). Une eau à 150 ppm est ainsi «dure» sur ce tableau et «douce» selon cette loi : ce n’est pas l’eau qui a changé, c’est la règle. Près d’une limite, ne tranchez pas ici : lisez la norme que votre appareil ou votre pays applique réellement.
Quand la notice a été écrite pour un autre pays
Cette conversion sert à l’achat d’un adoucisseur, d’une carafe filtrante, d’un lave-vaisselle ou d’une machine à café. Un lave-vaisselle allemand demande la dureté en °dH, un adoucisseur américain annonce sa capacité en gpg, et la notice d’une machine à café française fixe le changement de filtre en °fH. La même eau du robinet devient trois nombres — 8,4, 8,76 et 15 — : saisir la graduation de la notice telle quelle conduit à changer les filtres trop souvent ou à laisser le calcaire s’installer. Votre valeur figure au rapport de qualité du distributeur, à la ligne dureté, presque toujours en mg/L, ce qui est du ppm sans changement.
- Classe de ce tableau
- 60 · 120 · 180 ppm
- Classe WRMG allemande
- 150,1 ppm (8,41 °dH) · 250,2 ppm (14,02 °dH)
En un coup d’œil
Dureté
douce0–60 ppm
moyennement dure60–120 ppm
dure120–180 ppm
très dure180+ ppm
Si vous arrivez avec une autre unité
Si vous avez une valeur dans votre unité — 10 °dH, 5 gpg —, la liste ci-dessous saute à la case la plus proche. Les adresses tiennent au seul ppm : toute autre unité en est un multiple fixe, une page par unité donnerait deux domiciles à la même eau.
Bon à savoir
- Le ppm (mg/L CaCO₃) est la base, et toute autre unité en est un multiple fixe.
- Le °dH vaut ppm ÷ 17,85, le gpg ppm ÷ 17,12, le °fH ppm ÷ 10, le °e ppm ÷ 14,25 et le mmol/L ppm ÷ 100,09.
- °dH et °fH se lisent pareil, «un degré pour 10 mg/L», mais diffèrent de 1,78 fois : l’un compte le CaO, l’autre le CaCO₃.
- Les limites de classe changent selon la norme — les 60, 120 et 180 ppm de ce tableau sont notre approximation.
Questions fréquentes
Q. Où lire la dureté de mon eau en ppm ?
Elle figure au rapport de qualité publié par le distributeur, à la ligne dureté. Elle y est en général en mg/L, et ce nombre est du ppm sans changement. Les bandelettes, elles, affichent des °dH ou des gpg : apportez ce nombre à ce tableau.
Q. Le ppm et le mg/L sont-ils deux nombres différents ?
Dans l’eau, c’est le même. Un litre d’eau pèse presque exactement un kilogramme, donc un milligramme dedans fait une partie par million. Ils divergent dans les liquides dont la densité est loin de un, mais pour l’eau du robinet on les emploie indifféremment.
Q. À partir de combien de ppm faut-il un adoucisseur ?
Cela dépend de la norme. Sur ce tableau, au-delà de 120 ppm l’eau est dure et au-delà de 180 ppm très dure ; la WRMG allemande ne la dit moyenne qu’à partir de 150,1 ppm, soit 8,4 °dH. Le plus sûr est de regarder la valeur que réclame votre appareil, dans l’unité où il la réclame.